Collectivement, refusons de travailler pour l’armement et la défense !

Au moment d’écrire ces lignes, la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël en Iran entre dans sa 4ème semaine. Cet acte illégal au regard du droit international a déjà fait plus de 3000 victimes civiles. Le conflit s’est étendu et Israël s’est même permis d’attaquer le Liban, faisant déjà un millier de victimes, forçant le déplacement d’un million d’habitant.es et rasant des quartiers entiers et des infrastructures civiles. Avec le massacre de 168 civils dont 110 écolières par les États-Unis, les crimes de guerres sont déjà nombreux à être documentés.

Ces événements atroces confirment à quel point le droit international s’est effondré. Depuis la guerre à Gaza et le génocide en cours (cessez-le-feu bafoué par Israël, aide humanitaire bloquée) l’Organisation des Nation Unies et les diplomaties internationales déjà peu efficaces, ont été remplacés par le droit du plus fort.

Le capitalisme en crise permanente, conduit les impérialismes (ici ceux israélien et américain mais ne soyons pas dupes, la France applique la même méthode en Kanaky) à accaparer des richesses et s’assurer l’accès aux matières premières. La nouveauté pour eux est qu’il n’y a même plus besoin de s’avancer masquer.

Afin de participer aux guerres ou de préparer les prochaines, les gouvernements nationalistes poussent les entreprises privées à se focaliser sur le secteur de la défense en subventionnant à tour de bras et en promettant l’achat de matériel par l’armée. En France, Macron multiplie les annonces guerrières :

  • La construction d’un nouveau porte-avions pour, nous dit-on aujourd’hui, une trentaine de milliards d’euros, alors que les budgets de l’éducation, de la santé, pour la transition écologique, etc. sont réduits à peau de chagrin.
  • Celle aussi de nouvelles têtes nucléaires, comme si notre dissuasion ne s’arrêterait pas à l’utilisation d’une seule bombe, mais que nous voudrions raser la planète.
  • La volonté de créer un nouveau d’un service national afin d’avoir un réservoir frais de chair à canon.

Les grandes entreprises se lancent donc dans la course à l’armement pour maximiser les profits des capitalistes. On voit par exemple Renault se lancer dans la construction de drones. Chez nous, ST annonce sa participation à l’effort de guerre en réservant une capacité de production à des fins militaires et en dédiant toute une équipe de ventes spécialisée dans la défense alors que l’effort actuel est plutôt sur la réduction des effectifs et des équipes. ST espère bien se tailler une bonne part du gâteau des dépenses militaires à venir en se positionnant comme fournisseur incontournable de composants électroniques. La créativité des marchands d’armes étant stimulée par les conflits, elles embarquent de plus en plus d’électronique (automatisation, gestion des batteries, capteurs en tout genre, etc.).

Chaque arme produite sera un jour utilisée pour faire une victime et nos alliés d’hier pourront devenir les ennemis désignés de demain. Il faut que nous travailleuses et travailleurs, citoyens et citoyennes, soyons en mesure de comprendre que la logique guerrière est avant tout un moyen pour la classe dirigeante détentrice de capitaux, de maximiser ses profits. Nous devons prendre conscience que cette exploitation se fera sur le dos des salarié.es (sur notre dos ?) et militer pour refuser de participer à cette machine de guerre.

Notre internationalisme, c’est reconnaître que le travailleur étranger est mon égal car il est autant, si ce n’est plus exploité que moi, et qu’ensemble nous devrions lutter contre notre première oppression : l’exploitation capitaliste.

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