Négociation handicap : une dégradation inacceptable

L’accord handicap arrivant à échéance fin 2025, un nouvel accord est actuellement négocié.
La loi oblige un taux de 6% de salarié-es handicapé-es dans l’entreprise. ST est en dessous (5,43% en 2024), impliquant une contribution financière à verser à l’URSSAF.
Jusqu’à présent, ST pouvait garder cette contribution sous réserves de l’utiliser pour le handicap. Mais pour 2026, ST devra payer.

  1. Recrutement : zéro ambition. Pas de changement sur les objectifs de taux d’embauches, alors que ST n’atteint pas les 6% : 2% pour ST et 3% pour l’intérim.
  2. Budget : le coup de massue. Sous prétexte de devoir verser une contribution financière, le budget handicap est divisé par 2 ! 523 527 € => 250 000 € par an.
  3. Maintien dans l’emploi : des reculs. La direction n’entend pas rétablir la possibilité de temps partiel aidé, d’aménagement d’horaires pouvant permettre aux salarié-es handicapé-es de garder un emploi, malgré leur état de santé. De plus, ST réduit drastiquement la durée d’accompagnement à 6 mois et les aides financières à la reconversion en externe.

Le tableau comparatif entre les anciens accords et celui en cours de négociation est ici !

Conclusion : mépris et double peine pour les salarié.es handicapé.es

Refuser de reclasser les salarié-es handicapé-es en interne tout en réduisant leurs chances de reconversion à l’extérieur, c’est une double peine et c’est aussi un mépris total des plus fragilisés de notre collectif de travail.
Le nouvel accord “handicap” ne doit pas devenir un accord de renoncement, mais un levier d’inclusion et de dignité.

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